stone

Nationalité : Américaine
Avec Robert de Niro, Edward Norton, Milla Jovovich
Genre : Thriller

Sortie le 11 Mai 2011

L’Histoire : Jack Mabry, fonctionnaire pénitentiaire rigide et désabusé, approche sans enthousiasme de la retraite. Avant son départ, il est chargé d’examiner la demande de libération sur parole de Gerald Creeson dit « Stone ». Les entretiens entre les deux hommes commencent et Jack Mabry n’est guère convaincu par les arguments du détenu. Stone demande alors à sa petite amie Lucetta de séduire le fonctionnaire…

La critique : Edward Norton, Robert de Niro : le duel ! Le réalisateur John Curran nous offre dans ce film, un face à face prometteur entre deux monstres sacrés du cinéma américain. Ce casting quatre étoiles est complété par Milla Jovovitch qui change enfin de registre alors qu’on la pensait condamnée à chasser du zombie ad vitam eternam… Dommage que le scénario ne soit pas au niveau de la distribution…

En effet, le film évolue dans une certaine torpeur traduisant l’ennui et la lassitude de Jack Mabry qui n’aime pas vraiment son boulot. Il aime encore moins l’idée de se retrouver en retraite aux côtés d’une femme qui ne le supporte plus, à tel point qu’elle a tenté de le quitter quelques décennies plus tôt…

Pour éviter que le spectateur ne se laisse, à son tour, gagner par la lassitude et l’ennui, Lucetta (Milla Jovovich) entre en scène et utilise ses charmes pour dynamiser une histoire bien molle et surtout tenter de corrompre Jack Mabry (Robert de Niro) sur les ordres de son compagnon (Edward Norton). On assiste alors sans enthousiasme aux trois phases habituelles :
1°) Moi, Jack Mabry, je suis un fonctionnaire respectable et intègre, je ne vais pas me faire avoir aussi facilement !
2°) Et pis merde, elle est canon, ce serait dommage de ne pas en profiter, en plus je suis bourré !
3°) Bon sang, j’ai fait une connerie, personne ne doit le savoir et maintenant que Stone est libre, il va vouloir se venger…Je culpabilise, j’ai la trouille, je dors avec un flingue…

Malheureusement, le calvaire du spectateur ne s’arrête pas là, car, alors qu’il supporte les états d’âme de Jack Mabry, il doit également subir le mal-être de Stone qui dit en avoir assez de la prison (étonnant !) et qui se réfugie dans une sorte de mysticisme étrange en défendant l’idée d’une rédemption basée sur les sons…

Quelques belles trouvailles néanmoins viennent sauver le film du naufrage total : le parallèle fait entre Jack Mabry jeune affalé dans son canapé regardant le golf à la télé et Jack Mabry vieux affalé dans son canapé… Regardant encore le golfe le golfe à la télé comme si rien n’avait changé…

A noter également, l’omniprésence sonore de la radio religieuse que Mabry écoute tout le temps dans sa voiture, donnant l’impression qu’il est écrasé par sa Foi…

Malgré cela, et malgré les efforts louables de Robert de Niro et d’Edward Norton pour donner vie à cette histoire, le film ne tient pas ces promesses…

La note d’Etats Critiques : 5/10

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