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Nationalité : Américaine
Avec Bradley Cooper, Robert de Niro, Abbie Cornish
Genre : Thriller

Sortie le 8 juin 2011

L’Histoire : Tout va mal dans la vie d’Eddie Morra, il n’arrive pas à écrire son premier livre, éprouve des difficultés à payer son loyer et, cerise sur le gâteau, sa petite amie le quitte… Le sort semble vouloir anéantir toutes ses perspectives d’avenir… Jusqu’au jour où il croise par hasard son ex-beau-frère, Vernon, qui décide de l’aider à s’en sortir en lui proposant d’essayer une pilule miracle nommée NZT-48.

Cette nouvelle drogue a la particularité d’augmenter et d’améliorer significativement les capacités mentales… D’abord sceptique, Eddie se laisse finalement tenter et n’est pas déçu du voyage… Il termine son livre en quatre jours avant de se tourner vers le monde de la finance et de devenir une sorte de trader brillant qui mène la grande vie aux bras de jolies filles… Attention aux effets secondaires…

La critique : Autant le dire toute de suite : n’allez voir ce film que si vous êtes un étudiant en cinéma et que vos professeurs vous ont demandé de réfléchir au sujet de dissertation suivant : « les clichés au cinéma ».

En effet, ce long métrage est une référence du genre ! Tout y est ! Le scénario tout d’abord : un écrivain raté et de préférence au fond du trou, atteint finalement les sommets grâce à la chimie moderne… Quels sommets au juste ?? Pas littéraires en tout cas car notre héros délaisse très vite sa passion pour l’écriture, (la littérature c’est pour les rêveurs sans ambition, évidemment !), pour se tourner vers la finance, la spéculation et ainsi pouvoir s’offrir les symboles d’une vie réussie à notre époque contemporaine : belles voitures et jolies filles…

Rassurez-vous, cette ascension phénoménale est bientôt contrecarrée par des effets secondaires inquiétants (migraines à répétitions, trous noirs… Bref, la drogue c’est pas bien ! ) et par des convoitises de gens pas gentils du tout : là on imagine le mafieux russe ayant un goût certain pour la torture élaborée… Eh bien, croyez-le ou non, mais le réalisateur Neil Burger exauce votre vœu, le mafieux en question est bien là !

Après avoir conquis le monde financier que faire ? S’attaquer au monde politique, pardi ! Le brave Eddie Morra décide donc de briguer le poste de sénateur de New-York… Voilà pour l’intrigue.

Quid de la mise en scène. Rattrape-t-elle la pauvreté du scénario ? Plus au moins. Les séquences d’actions pures sont bien réalisées et les scènes qui traduisent l’état de transe des personnages sous l’effet du NZT sont également bien pensées. Cependant, là aussi, on retrouve de grosses ficelles en particulier sur le plan capillaire…

Explication : à chaque stade de la vie d’Eddie Morra correspond un type de coiffure et de look :
1) Le style Artiste : cheveux longs et barbe de 15 jours parce que tout intellectuel qui se respecte se doit d’être négligé…
2) Le style Requin de la Finance : cheveux gominés car je domine mon sujet et impose ma volonté autant à mes collègues qu’à mon cuir chevelu…
3) Enfin, le style politicien « propre sur lui » : coiffure apaisée avec raie sur le côté façon premier de la classe pour inspirer la confiance et attirer les bulletins de vote…

En résumé, idée de départ intéressante mais, comme souvent, mal exploitée et qui peine à surprendre les cinéphiles que nous sommes…

La note d’Etats Critiques : 5/10

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