prometheus

Nationalité : Américaine
Avec Noomi Rapace, Micheal Fassbender, Charlize Theron
Genre : Science-fiction, épouvante

Sortie le 30 Mai 2012

L’histoire : En 2085, une équipe de scientifiques découvre en Ecosse des peintures rupestres qui semblent prouver l’origine extra-terrestre de l’humanité… Cette révélation incroyable les pousse à partir en expédition spatiale à bord du vaisseau Prometheus à la rencontre de nos créateurs…

La critique : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Autant de questions qui nous taraudent depuis la nuit des temps… Et si nous avions été crées par une civilisation supérieure ? Il est bien évident que le désir d’aller à leur rencontre et de leur demander le pourquoi du comment serait très fort…
Ridley Scott revient ici à ses premières amours : la science-fiction, trente ans après Blade Runner (dont on attend d’ailleurs la suite prévue pour 2013…).

Son Robin des Bois sorti il y a deux ans n’avait pas vraiment marqué les esprits : on y retrouvait la légende de Sherwwood vieillie avec à ses côtés une Marianne Loxley toute aussi fatiguée, d’une pâleur à faire peur… Problématique pour un épisode censé se dérouler avant que Robin des Bois ne devienne Robin des Bois, justement ! Pas vraiment une réussite, donc. Ce genre de films qui reviennent aux origines d’un personnage emblématique a désormais un nom : les « prequels ». Nous reviendrons sur cette notion.
Pour l’heure, Prometheus s’ouvre en nous offrant des somptueuses images des paysages islandais (mention spéciale aux fabuleuses chutes d’eau Dettifoss) dans la lignée des premières minutes du Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi qui sublimait les décors néo-zélandais… Par la suite, direction l’espace et visite du vaisseau de l’expédition scientifique côtés de David (Michael Fassbender), androïde énigmatique à l’intelligence pénétrante.

C’est aussi enthousiasmant que certaines séquences de 2001 : L’Odyssée de l’Espace, les longueurs en moins ! Enthousiasmant parce que Ridley Scott eu la bonne idée de tourner de nombreuses scènes en studios dans des décors réels. Ainsi, l’intérieur du vaisseau qui comprend notamment la suite grandiose réservée à l’usage exclusif de la non moins grandiose Meredith Vickers (Charlize Theron) a été construit pour de vrai. Le réalisateur britannique évite donc ici l’écueil du « tout virtuel », mode qui séduit de plus en plus de ses collègues pour le meilleur certes, ne soyons pas trop dogmatiques, mais aussi parfois pour le pire…

prometheus 2

La 3D sans être exceptionnelle permet toute de même de s’immerger davantage et d’admirer d’autant plus les fameux décors réels. Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et son équipe arrivent à destination. Là encore, retour en Islande : le désert écarlate et aride sur lequel les nouveaux arrivants posent le pied existe vraiment : bienvenue sur le plateau du mont Hekla2.L’équipe d’Elisabeh Shaw (Noomi Rapace) découvre vite la présence d’un mystérieux dôme et entreprend de l’explorer. L’angoisse suinte à l’image de l’humidité qui inonde le tunnel obscure, on avance, on s’enfonce, aux aguets, prêts à voir surgir un être belliqueux à chaque instant… Certains plans proviennent même des caméras fixées sur les casques des explorateurs accentuant l’empathie du spectateurs pour eux… La vision subjective ainsi crée reprend intelligemment les codes du film d’horreur (on pense à Recnotamment) nous plongeant encore plus dans l’angoisse… On sait que la menace rôde, elle est là, on la sent, on sait que tôt ou tard, elle va bondir de l’obscurité… Mais quand ?? Les cadavres d’extra-terrestres jonchent les galeries, nombre d’entre eux enchevêtrés comme si un terrible mouvement de panique avait précédé leur mort… Quelque chose les a effrayé… Mais quoi ? La curiosité accompagne bientôt notre inquiétude.

prometheus 3

Les choses ne s’arrangent pas quand Holloway, collègue et amant d’Elisabeth Shaw, est atteint d’un mal mystérieux… Sa compagne n’est pas en reste quelques temps plus tard, lorsqu’elle réalise avec horreur qu’elle porte un embryon extra-terrestre en elle ! Cette scène fait écho à celle où Ellen Ripley se retrouve elle aussi porteuse d’un embryon extra-terrestre dans Alien 3 (1992). La filiation est faite. On comprend alors que Prometheus est un prequel de la célèbre saga… Les cinéphiles que nous sommes s’inquiètent ! Ce retour aux origines nous fait craintes de revivre les turpitudes du Robin des Bois évoqué précédemment… On s’attend aussi à voir une ribambelle de combats de préférence spectaculaires entre Humains et Xénomorphes… Mais finalement les choses s’avèrent bien plus subtiles. Le film ne revient pas totalement au commencement : on nous suggère quelques réponses tout en soulevant d’autres questions… Ridley Scott amorce une nouvelle mythologie parallèle à celle développée dans les premiers épisodes d’Alien.
Cela promet tant Prometheus reste la Claque de cette fin de printemps qui nous prouve qu’il est encore possible de faire du Grand Cinéma avec des gros moyens qui restent malgré tout au service de l’histoire…

Signalons néanmoins un petit défaut assez récurrent dans le monde de la Science-Fiction : l’extraordinaire rapidité à laquelle les personnages récupèrent leurs facultés motrices après deux années d’hibernation ! En réalité, il paraît peu probable qu’un individu puisse marcher à nouveau après une aussi longue période d’immobilité…

Bon d’accord, on chipote !

prometheus 4

 

La note d’Etats Critiques : 8,5/10

sources images : allocine.fr, premiere.fr, digitalspy.co.uk, tumblr.com

Publicités