Skyfall

Nationalité :Anglo-Américaine
Avec Daniel Craig, Judi Dench, Ben Whishaw
Genre : Espionnage

Sortie mondiale le 26 octobre 2012

L’histoire : Istanbul, Turquie. L’Agent 007 James Bond poursuit une cible à travers la ville… Après des bagarres multiples, les choses tournent mal…
Dans le même temps à Londres, le siège des services secrets est attaqué et M ne tarde pas à faire face à un flot de critiques qui mettent à mal son autorité…
 

La critique : Nouvelle mission difficile pour l’agent Daniel Craig : faire oublier un épisode précédent navrant qui tenait plus de la parodie de Jason Bourne que de la saga Bond, et se montrer digne du cinquantième anniversaire d’une des franchises cinématographiques les plus marquantes de l’histoire.

Aux manettes de cette nouvelle aventure, Sam Mendes, le réalisateur britannique, entre autres auteur des Noces rebelles en 2008 qui marquait les retrouvailles du couple mythique Kate Winslet/Leornado Di Caprio, onze ans après Titanic.
Un cinéaste britannique chargé d’orchestrer les nouvelles aventures du plus célèbre espion du monde, lui aussi britannique, on se dit que ça ne peut que fonctionner !

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Effectivement, les choses commencent bien : Les séquences de courses poursuites dans les méandres de la ville d’Istanbul (et même sur les toits !) font écho à celles de Casino Royale (2006), véritable réussite et mètre-étalon de l’ère Craig dans la saga. Bon Karma !
S’ensuit un générique aquatique aux accents sombres, parsemé de sang et de pierres tombales… La divine Adele nous susurre un « This is the end » qui n’est pas sans rappeler la chanson éponyme des Doors… Le ton est donné : l’agent secret britannique va se retrouver en grande difficulté… Fini le héros « bodybuildé » très énervé et surtout invulnérable de Quantum of Solace (2008). Ses failles, juste esquissées dans Casino Royale, reviennent en force. Bond est marqué, usé, par son travail si particulier… Sa main tremble en visant, il semble vieilli, dépassé… Il redevient humain.
Belle audace du réalisateur et des producteurs que de choisir d’écorner le mythe à ce point. Ça sent la fin… Seule M (Judi Dench, toujours excellente depuis Goldeneye) semble croire encore au retour de son poulain et décide de le renvoyer sur le terrain pour affronter et mettre hors d’état de nuire un mystérieux hacker qui a réussi à faire exploser le siège même du MI6.

Direction Shanghaï où James affronte un tueur à gages, déjà présent à Istanbul, dans une tour de verre et d’acier. L’affrontement dans les étages est précédé d’un jeu d’ombres et lumières bleutées provenant des néons de l’immeuble. Cette séquence magnifique apparaît alors comme une métaphore du destin de Bond toujours condamné à œuvrer dans le secret et l’obscurité…

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Il est épaulé dans sa tâche par le jeune Q (Ben Whishaw), petit génie informatique, version bondienne de la génération geek actuelle. Desmond Llewelyn a (peut-être) enfin un successeur à sa mesure… En tous les cas, Sam Mendes réussit un numéro d’équilibriste assez exceptionnel, à savoir ancrer la saga dans le XXIe siècle, sans pour autant oublier ni trahir les fondamentaux. Les gadgets sont présents mais pas omniprésents.
C’est également le retour des bonds mots et du second degré so british qui manquait tant ! On a, à nouveau, de l’attachement pour ce personnage que Sam Mendes inscrit dans une filiation, un héritage, tout en semant des « petits cailloux » pour l’Avenir… Seul petit bémol dans ce nouvel épisode très réussi : Bérénice Marlohe.

L’actrice française n’apporte rien de véritablement intéressant, son jeu étant aussi transparent que son personnage… On est loin, très loin du niveau de sa compatriote Eva Green, l’inoubliable Vesper Lynd…

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La note d’Etats Critiques : 9/10

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