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Avec François Cluzet, Corinne Masiero, Bouli Lanners
Genre : Thriller

Sortie le 3 avril 2013

L’histoire : Toni Musulin est convoyeur de fonds depuis dix ans. Un jour, il décide de détourner son propre fourgon blindé qui renferme 11,6 millions d’euros…

La critique : C’est un des faits divers les plus fous de ces dernières années : Le réalisateur Phillippe Godeau choisit de mettre en scène ce coup incroyable réalisé « sans arme, ni haine, ni violence » pour reprendre le titre d’un film de Jean-Paul Rouve sorti en 2007. Il s’inspire pour cela d’un roman paru en 2011.

François Cluzet, acteur incontournable depuis l’excellent Ne le dis à personne (2006), incarne le rôle-titre. Il donne la réplique à la talentueuse Corinne Masiero (Marion), révélée elle, sur le tard, à 47 ans, dans Louise Wimmer (2009).

Autant dire que c’est prometteur sur le papier ou plus exactement sur la pellicule ! Place à une intrigue sous tension, à une ré-intéprétation contemporaine et audacieuse du Mythe Robin des Bois… En fait, non !

Rien de tout cela ! Philippe Godeau gâche un postulat de départ au potentiel cinématographique pourtant exceptionnel…

A la place, on a une guimauve sans intérêt, davantage centrée sur la vie personnelle de Toni Musulin que sur le casse en lui-même ! Il ne se passe rien, ou pas grand chose, les personnages sont au mieux caricaturaux au pire, pathétiques (Citons Arnaud, le collègue de Toni, dont la vie entière tourne autour d’une petite souris blanche… Pitié !).

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François Cluzet développe tout au long du film un jeu « très intériosé »1 dixit le réalisateur. Ouais. La langue française est merveilleuse… Elle permet très souvent d’enjoliver la réalité grâce l’utilisation de termes alambiqués. Disons la vérité : François Cluzet fait la gueule tout simplement ! Et pas qu’un peu ! Pendant tout le film !

Je fais la gueule parce que j’aime pas ma vie, je fais la gueule parce que j’aime plus ma nana et je fais la gueule parce que finalement je culpabilise d’avoir volé ma boîte !

Quel talent, quelle subtilité… Quel ennui, surtout !

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Quitte à romancer cette histoire, mettons-y un peu de panache, de dimension épique !

Ras-le-bol de ce cinéma français qui se regarde et qui ne cesse de nous dire à longueur de films que la vie quotidienne est dure et monotone… On sait ! Faites-nous rêver un peu, Bon Dieu !

Un bon moment cependant : après le casse, les ex-collègues de Musulin lui rendent hommage avec des T-shirts dédiés ou encore des « chorégraphies » de fourgons bien marrantes ! Les fans de Ferrari seront aussi comblés.

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En dehors de ça, on est pas loin du 0.0

La note d’Etats Critiques : 2/10

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