ST-1

Nationalité : Américaine
Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Benedict Cumberbatch
Genre : Science-Fiction

Sortie le 12 juin 2013

L’histoire : Alors que l’USS Enterprise rentre de mission, un attentat est perpétré dans un centre d’archives à Londres. Bientôt, les dirigeants de Starfleet, l’organisation chargée de la défenses des planètes unies, sont directement visés par une deuxième attaque… Une seule solution pour le Capitaine Kirk : retrouver le responsable.

La critique : Adoubé depuis presque une décennie grâce à son inoubliable mais inégale série télé Lost, J. J. Abrams passe du petit au grand écran une première fois, en 2006, avec le plutôt réussi Mission Impossible III.

En 2009, il remet au goût du jour la célèbre franchise Star Trek dans un long-métrage loin d’avoir laissé une trace indélébile dans notre galaxie…

Pas découragé pour autant, le nouvel homme fort d’Hollywood récidive cette année avec une suite Star Trek : Into Darkness.

Première information : on oublie le premier volet. Ce nouveau film peut être apprécié sans même avoir visionné son Ainé. Une façon de nettement s’en démarquer…
Deuxième information : le profane totalement ignorant de l’univers Star Trek peut, malgré tout, s’y retrouver sans problème.

On repart donc « Dans l’Obscurité » à bord du célèbre USS Enterprise… Ça commence fort avec une course poursuite et une intervention d’urgence au cœur d’un volcan en éruption pour sauver une planète et ses habitants de la disparition.

Les personnages, (re)découverts il y a quatre ans, se connaissent bien désormais.

J. J. Abrams met donc, avec raison, l’accent sur la psychologie. On aime l’opposition entre un Capitaine Kirk (Chris Pine) impulsif (même s’il manque un peu de charisme) et un Monsieur Spock donnant la part belle à la réflexion (Zachary Quinto, tout en classe et sobriété).

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Les personnages secondaires sont sympathiques, Simon Pegg en tête, orphelin pour le coup, de son compère Nick Frost (Hot Fuzz (2004), Paul (2011)…). Il incarne ici un ingénieur intègre et fantasque.

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On retrouve aussi avec plaisir Zoe Saldana, plus connue sous le nom de Neytiri, la Schtroumpfette d’Avatar (2009). Elle s’échappe enfin de Pandora !

Mais on oublie l’essentiel… Que serait un film à grand spectacle sans Grand Méchant ? Avec l’acteur britannique Benedict Cumberbatch, on est servis ! C’est la révélation du film. On adore détester son personnage, l’interprétation soignée lui donne une dimension mystérieuse. On veut pas simplement le vaincre, on veut en savoir plus : il n’est peut-être pas aussi aussi méchant qu’on le pense…

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Le scénario est plutôt bien construit, les péripéties sont au rendez-vous, les scènes décoiffantes aussi, J. J. Abrams répond bien au cahier des charges imposé par ce genre d’exercice.

Malheureusement, la fin est un peu trop prévisible, la musique est envahissante et surtout les (trop) nombreuses scènes dialoguées gâchent un peu le plaisir.

On a l’impression d’une sorte de « prétexte intellectuel » pour bien nous montrer que Star Trek n’est pas qu’un film spectaculaire. Erreur ! Parfois, le spectaculaire suffit à notre bonheur.

La note d’Etats Critiques : 7/10

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