Difficile de dire si Hollywood est écolo ou pas mais une chose est sûre, le recyclage y est très en vogue ! Cette fois-ci c’est Robocop qui passe sous le bistouri du cinéaste brésilien José Padilha. Reste à savoir si l’opération s’est bien passée…

Robocop-2

Sans vouloir pleurer une fois encore sur notre sort, il faut bien ENCORE reconnaître que l’inspiration et la création n’est toujours pas le fort des grands studios… On sort des tiroirs franchise sur franchise en espérant que cela suffise à remplir un autre tiroir bien plus important : le tiroir-caisse.

Vingt-sept ans après le film de Paul Verhoeven, Robocop se rappelle donc à notre bon souvenir et rempile pour de nouvelles aventures, toujours placées sous le signe de l’alliance entre l’homme et la machine. C’est l’acteur suédois Joel Kinnaman, révélé dans le thriller Easy Money (2010) qui succède à Peter Weller dans le rôle du flic de Détroit Alex J. Murphy.

Il incarne un Robocop beaucoup plus humain que son prédécesseur, dans la même veine que tous les héros remis au goût du jour sur nos écrans ces dernières années (Batman, Superman, James Bond…). Il a une femme et un enfant qu’il n’oublie pas, même après son accident. Son corps mécanique le maintient en vie mais n’a pas absorbé son esprit.

Hormis cet aspect nouveau et dans l’air du temps, ce redémarrage proposé par José Padilha est plus consensuel (Murphy n’est plus sauvagement agressé mais simplement victime d’une explosion de voiture vite expédiée…) même s’il dépeint bien l’obsession sécuritaire de nos sociétés. On pense en cela au personnage génial de Samuel L. Jackson, un présentateur vedette, véritable gourou médiatique doublé d’un manipulateur des foules…

Pour le reste, rien à signaler : les fusillades s’ enchaînent sans qu’on n’en profite vraiment, on a l’impression d’assister davantage à une bande-annonce pour un jeu vidéo plutôt qu’à un film de cinéma. Même les acteurs (exception faite de Samuel L. Jackson) sont peu inspirés, à l’image d’un Gary Oldman qui fait le boulot sans y croire (bien en accord avec son personnage, pour le coup !)…

Les références au film original qui se veulent être des clins d’oeil apparaissent dès lors comme de simples facilités, de la fainéantise ou pire, une preuve supplémentaire de non créativité.

Si Robocop est le symbole de l’alliance parfaite entre l’homme et la machine, cette nouvelle adaptation est, quant à elle, le symbole que la technique prend le pas sur le scénario. Une fois de plus…

La note d’Etats Critiques : 4,5/10

Robocop

Robocop

Science-fiction. Etats-Unis. Réal : José Padilha. Avec : Joel Kinnaman, Gary Oldman, Samuel L. Jackson.

Alex Murphy est gravement mutilé après l’explosion de sa voiture… Alors que tout semble perdu, on l’incopore à un corps mécanique et il devient : Robocop.

SORTI DEPUIS LE 05 FEVRIER 2014

Publicités