Enfin ! Le voilà ce huitième épisode tant attendu. Fini la nostalgie et l’hommage pourtant indispensables du précédent opus, on entre dans le vif du sujet avec la nouvelle génération.

On commence fort avec une bataille spectaculaire entre des factions rebelles et le vaisseau amiral du Premier Ordre comme autrefois au temps de l’Empire.

C’est épique à souhait, la 3D étant en plus superbement gérée, ajoutez à cela le petit soupçon d’insubordination du pilote Poe Dameron (Oscar Isaacs), à l’image de l’illustre Han Solo (un hommage encore finalement ?) et on se dit que les choses commencent bien !

De son côté, la jeune Rey (Daisy Riley) fait la connaissance du célèbre Luke Skywalker et la rencontre est nettement moins idyllique qu’elle aurait pu l’espérer. Ce nouvel épisode ose une déconstruction bienvenue du mythe des Jedi qui cimente pourtant l’idéal des défenseurs de la République depuis si longtemps. On nous offre quelques explications intéressantes mais pas assez développées.

Autre petit acte manqué, le Las Vegas version Star Wars, pas franchement intéressant, qui sert de prétexte à l’introduction d’un nouveau personnage, pas davantage intéressant.

En revanche, le Leader Suprême apparaissait dans un hologramme qui ne lui rendait pas service dans le 7 et là, il est présent physiquement, tout ridicule a disparu, il est bien effrayant comme il faut, grâce au magnifique travail d’Andy Serkis, le comédien spécialiste de la capture de mouvements. Petit bonus pour ceux et celles qui verront le film en français, il profiteront du talent vocal de Féodor Atkine.

On regrette cependant de retrouver le Général Hux (Domhnall Gleeson) dont la nullité est présentée comme un avantage (dixit le Leader Suprême !) mais elle est juste horripilante et difficilement tenable sur une trilogie.

Malgré les manques, les facilités et les protagonistes énervants, ce nouveau film répond aux attentes, n’en déplaise aux rageux et aux membres de la Police de la Pensée de tous poils qui postent ou gazouillent leur déception sur les réseaux sociaux. Alors oui, ce n’est pas parfait, mais aucun film de la saga ne l’est ! Les Star Wars n’ont jamais eu la prétention d’être de grands films.

On retombe effectivement dans les mêmes schémas (le bien contre le mal tout ça…), le Premier Ordre n’étant finalement qu’un ersatz de l’ancien Empire mais comment faire autrement ?! Dans ce genre de saga, difficile en effet, de faire l’impasse sur la notion même de conflit, il faut créer de l’enjeu, une menace, du danger sinon on s’ennuie, avouons-le !

Et dans ce domaine, le cahier des charges est bien rempli, sans atteindre des sommets mais c’est déjà bien.

La note d’États Critiques : 7/10. 

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